Actualité

Super Bowl: de la nourriture et de la démesure

Snickers, Skittles, Budweiser, Butterfinger, Doritos, Heinz, Taco Bell, Wendy’s …

Ne voilà que quelques une des publicités alimentaires que l’on visionnera pendant le Super Bowl. En moyenne, c’est 80% des pubs de bouffe présentées au cours des 5 dernières années pendant les matchs qui ont été des pubs de malbouffe.  Doit-on s’en inquiéter sachant que la science nous dit haut et fort que les pubs télé ont le pouvoir d’influencer notre appétit et de nous faire manger bien plus qu’à notre faim?


Regarder le Super Bowl fait engraisser

Depuis toujours, il semble y avoir une association culturelle entre le Super Bowl et la malbouffe. Selon l’association American Institute of Food Distribution, le jour du Super Bowl est celui où il se consomme le plus de nourriture et de boissons aux États-Unis après l’Action de grâce. Cette grande messe sportive incarne la nourriture dans toute sa démesure: 1,25 milliard d’ailes de poulet, 50 millions de caisses de bière, 54 millions de kilos d’avocats, 11 millions de tranches de pizza, 5 millions de kilos de croustilles, 2,2 millions de kilos de bretzels, 1,7 million de kilos de popcorn, 1 million de kilos de noix seront consommés à travers le pays ce jour-là. C’est en moyenne 2400 calories et 121 grammes de gras de plus qui est consommé dans la journée, uniquement par le grignotage.

Tous ces excès alimentaires ne sont pas sans conséquence. On estime que 1,5 million d’Américains diront à leurs « boss » qu’ils sont malades au lendemain du Super Bowl et que 4,4 millions arriveront en retard au travail. #antiacides

La télé qui influence nos choix alimentaires

Entre le match et le spectacle de la mi-temps, il sera impossible d’ignorer les pubs pendant le Super Bowl. Toutefois, c’est à nous de prendre conscience de l’impact que les pubs de malbouffe peuvent avoir sur nous (encore plus chez nos enfants/adolescents qui y sont plus réceptifs). En plus d’influencer nos choix, pas pour le mieux, disons-le, elles risquent aussi de nous faire manger bien plus qu’à notre faim. Que l’on soit bien intentionné ou non, on aura probablement tous la main un peu plus longue dans le bol de chips.

Il faut savoir que la télé nous distrait des signaux que notre corps nous envoie. L’écran capte notre attention et vient perturber nos signaux de la faim et de la satiété, qui nous indiquent en temps normal qu’on n’a plus faim. Résultat: on risque de manger davantage d’aliments riches en calories, en matières grasses et en sucres.

Nos choix alimentaires seront aussi directement influencés par les aliments qu’on voit à la télé (miam! le gros hamburger juteux, tsé!). Est-ce que les pubs de Fiji Water (allo le plastique!), Avocado from Mexico (ouch les ravages environnementaux) et Wonderful pistacho (salées, je présume) feront le poids face à Budweiser et Doritos?

Ne pas tomber dans le piège

Manger des « cochonneries » devant la télé restera incontournable au Super Bowl. Et c’est bien correct si ça n’arrive qu’une fois ou 2 par année. Mais vous pouvez vous préparer en planifiant votre propre «buffet» superbowl !

  • On fête souvent cet événement à la maison entre amis. Profitez-en pour cuisiner ! Chips de Kale, patates douces garnies, frites de zucchinis, maïs soufflé épicé maison, mini burgers végé, falafels, quesedillas, quels qu’ils soient, les mets cuisinés maison auront une grosse longueur d’avance sur les mets préparés ou livrés à domicile.
  • On bouge avant le match ! Ski, patin, hockey, gym …
  • On prépare une grosse assiette de crudité qu’on mange avec différentes trempettes (hummus, artichaut, yogourt grec)
  • Si les festivités sont bien arrosées, on s’assure d’avoir aussi quelques gros pichets d’eau à proximité.

Références

Superbowl Commercials. [EN LIGNE] (La liste des publicités des 5 dernières années a été utilisée à des fins statistiques).

Calories Control Council:  The Big Game Party-6 Tips to Defend Against Too Many calories. [EN LIGNE]

JP Rey-Lopez et al. Food and drink intake during television viewing in adolescents: The Healthy Lifestyle in Europe by Nutrition in Adolescence (HELENA) study. Helena study. Public Health Nutr. 2011 Sep;14(9):1563-9.

JL Harris. Priming effects of television food advertising on eating behavior. Health Psychology 2009 28(4): 404-413.

The Washington Time. A long road to Super Bowl Monday. 2008 [EN LIGNE].

Vous aimerez aussi

Guérir le rhume à coup de bouillon de poulet
Sucres ajoutés : un truc facile pour moins en manger
Mayonnaise sans oeufs (à base d’aquafaba)
Pourquoi il faut éradiquer les gras trans de l’approvisionnement alimentaire
Toutes les recettes Toute la science