Notions de base

l’art de la collation.

Collationner ou ne pas collationner, là est la question! Certains la craignent comme si elle était le diable déguisé en calories, d’autres sont incapables de s’en passer sans vouloir mordre le premier mur sur leur passage.

Pourtant la collation a son lot de bénéfices à considérer. Lorsqu’elles sont bien planifiées, elles ont le pouvoir de nous aider à maintenir un bon niveau d’énergie lors des journées occupées.

Voyons quelques notions de base et quelques secrets bien gardés pour devenir maître dans l’art de la collation.


Énergie requise

Quand notre ventre crie haut et fort qu’il a faim, il n’essaie pas de nous berner. Au contraire, il nous envoie un message très clair pour dire qu’il manque de carburant. Et si on néglige nos signaux, voilà qu’on sentira rapidement une baisse d’énergie, une concentration moindre et même un mal de tête. Prenons le temps d’écouter notre estomac, machine merveilleuse qui sait communiquer de façon bien efficace!

Affamé et excessif

Avoir faim et sauter la collation: voilà un bon plan pour engloutir le prochain repas en 5 minutes… et manger plus que notre faim réelle. Pour plusieurs, un en-cas permettra de se sentir rassasié jusqu’au repas suivant et d’y consommer une quantité moindre de nourriture. Malgré la croyance populaire, collationner ne ferait pas prendre de kilos et, au contraire, contribuerait plutôt à une meilleure gestion du poids. À une condition super importante : bien la planifier et faire le bon choix d’aliments!

Le luxe de choisir

Si on vote pour ne rien apporter au bureau, on peut rapidement se faire prendre à son propre jeu. Lorsque la faim s’avérera insupportable, c’est la machine distributrice, le dépanneur ou pourquoi pas le fast food du coin qui risque de nous servir de garde-manger. Alors les choix pourraient être bien plus «bof» que si on avait prévu une bonne collation.

Que doit-elle contenir?

  • Des aliments riches en protéines santé : Pour obtenir une source d’énergie dite de longue durée, on s’assure d’intégrer une source de protéines. On salue ici la reine de la satiété! C’est-à-dire qu’elle permettra de nous sentir rassasiés jusqu’au prochain repas!
  • Les glucides : Bien oui, on a besoin de sucre. On évite ceux concentrés (jus, desserts, bonbons, etc.) et on opte pour ceux riches en fibres (fruits, légumes et céréales à grains entiers). Les glucides nous donnent de l’énergie rapidement et les fibres contribuent à la sensation de satiété tant recherchée.

Pour tout le monde, la collation?

Manger entre les repas ne s’adresse pas nécessairement à tous (et à tous moments). L’important, c’est d’écouter sa faim et de ne pas la banaliser. Nier les gargouillis de notre estomac ne nous fera pas perdre de poids et n’améliorera pas notre santé. D’autre part, si on ne ressent aucune sensation de faim entre deux repas, s’imposer de grignoter ne comporte aucun avantage.

Écoutons-nous, voilà la réponse!

Une vraie faim?

Ennui, tristesse, déprime… manger pour combler un vide et non parce que notre corps nous informe de ses besoins peut s’avérer plus néfaste. Il faut donc apprendre à discerner une vraie faim d’une fausse, en prenant conscience de ce qui nous pousse à manger. Est-ce que je vis un stress particulier? Est-ce que je m’ennuie? Avant de manger, il y a importance de se demander : ai-je vraiment faim?

Bref, les études suggèrent que nous pourrions tirer profit des collations riches en protéines et en fibres grâce à leurs effets rassasiants. Utilisons cet art à bon escient, chaque fois que nous en ressentons le besoin!


Un article de Mélanie Pronovost, nutritionniste

Épicurienne de nature, Mélanie Pronovost croit fermement que le secret d’une saine alimentation réside dans le plaisir! Diplômée de l’Université Laval et membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec, elle travaille comme nutritionniste auprès des personnes vivant un trouble du comportement alimentaire. Quand elle n’est pas en consultation, elle laisse aller son côté créatif via la rédaction.

Mélanie s’intéresse particulièrement à tout ce qui touche l’alimentation intuitive, mais aussi à l’aspect environnemental qu’implique l’action de manger. Et dès que l’occasion se présente, elle sort ses bottes de rando et elle part gravir une montagne ou explorer une nouvelle destination!

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