cinq bonnes raisons d’acheter des produits d’ici.
Les tablettes de nos épiceries débordent. La variété, c’est bien, mais devoir faire des choix parmi les près de 40 000 items vendus à l’épicerie du coin, c’est étourdissant. Et soyons honnêtes, personne n’a le temps de passer des heures à étudier chaque étiquette alimentaire et chaque tableau de la valeur nutritive pour faire un choix éclairé!
Bonne nouvelle, seulement 30 secondes suffisent! Voici comment regarder seulement ce qui compte vraiment.
TEMPS REQUIS: 5 SEC
Pour comparer deux produits similaires, il faut absolument comparer la même quantité (des pommes avec des pommes!). Si la portion indiquée sur l’étiquette ne correspond pas à ce qu’on va consommer réellement, on multiplie grossièrement toutes les valeurs du tableau de la valeur nutritive pour qu’elles représentent notre consommation réelle.
Une petite précision utile : Santé Canada accorde une marge d’erreur de 20 % pour les valeurs déclarées sur les étiquettes, en raison de la variabilité naturelle des aliments, des procédés de transformation et des méthodes d’analyse. Quand on multiplie, on peut donc se permettre d’arrondir sans scrupules.
TEMPS REQUIS: 10 SEC
Le % de la valeur quotidienne (VQ) — les petits chiffres en pourcentage à droite de l’étiquette — est calculé selon les apports de référence établis au Canada pour chaque nutriment. Sans entrer dans les calculs (ils sont déjà faits), la VQ indique si une portion contient peu ou beaucoup d’un nutriment donné.
La direction dans laquelle on veut aller dépend du nutriment. Pour le sodium et les gras saturés, viser sous 15 % par portion est une bonne idée. Pour les fibres, les protéines et les vitamines et minéraux, 15 % ou plus, c’est une excellente nouvelle.
Note sur les gras trans : depuis l’interdiction partielle des huiles partiellement hydrogénées au Canada en 2018, les gras trans d’origine industrielle ont pratiquement disparu des produits transformés. On verra souvent 0 g sur les étiquettes — c’est tout à fait normal. Pour comprendre pourquoi certaines étiquettes affichent encore le mot « hydrogénée » sans que ce soit illégal, j’explique tout dans cet article sur les gras trans et la confusion sur les étiquettes.
TEMPS REQUIS: 10 SEC
Les ingrédients sont listés par ordre décroissant de poids. Ce qui figure en premier est ce qu’il y a en plus grande quantité dans le produit. En général, une liste plus courte est un bon signe — mais pas une règle absolue. Un yogourt nature avec deux ingrédients est parfait; une sauce bien élaborée pourrait en avoir davantage sans que ce soit un problème.
Si on repère du sucre, de l’huile de palme ou d’autres ingrédients du même genre parmi les tout premiers de la liste, c’est une information utile à considérer lorsqu’on veut comparer des produits transformés en épicerie.
TEMPS REQUIS: 5 SEC
« Moitié moins de sel », « réduit en gras », « sans »… Ces descripteurs donnent l’impression d’un produit bon pour la santé, mais il existe peu de règles qui définissent vraiment ce qu’ils signifient. J’ai exploré ça en détail dans cet article sur le marketing santé des emballages.
Ces allégations nutritionnelles se multiplient parce que la demande pour des produits plus sains est bien réelle. L’industrie alimentaire utilise aussi des descripteurs comme « biologique », « naturel », « léger » ou « complet » qui donnent l’impression d’un produit bon pour la santé. Mais notre définition du mot « santé » n’est pas toujours la même que celle de l’industrie.
Un petit 30 secondes pour comparer les étiquettes, et on peut faire un choix vraiment éclairé. Parfois, la version originale du produit reste la meilleure.
Depuis le 1er janvier 2026, une petite loupe noire et blanche fait son apparition à l’avant de nombreux emballages en épicerie. Ce symbole, mis en place par Santé Canada, indique qu’un produit contient 15 % ou plus de la valeur quotidienne en gras saturés, en sucres ou en sodium. Ce n’est pas un argument marketing, c’est une exigence réglementaire de santé publique.
C’est un outil de repérage rapide, particulièrement utile pour comparer deux produits d’une même catégorie. Entre deux soupes en conserve avec la même portion, on privilégie celle qui affiche le moins de mentions « Élevé en ». Simple et efficace.
Un aliment sans loupe n’est pas automatiquement un excellent choix, et un aliment avec loupe peut très bien s’inscrire dans une alimentation équilibrée — le contexte et la fréquence de consommation comptent toujours. Pour en savoir plus sur ce que ce nouveau symbole change vraiment dans nos habitudes d’achat, je décortiqué la question en détail dans une chronique publiée chez Ricardo : Mieux choisir son panier d’épicerie grâce à une nouvelle loupe.
Mis à jour en janvier 2026 — nouvelle section ajoutée sur le symbole nutritionnel sur le devant de l’emballage, en vigueur au Canada depuis le 1er janvier 2026
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Santé Canada. Tableau de la valeur nutritive [En ligne]. Ottawa : Gouvernement du Canada; [modifié 2024; consulté le 19 mars 2026]. Disponible : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aliments-nutrition/etiquetage-nutritionnel/tableau-valeur-nutritive.html
Santé Canada. Étiquetage nutritionnel : symbole nutritionnel sur le devant de l’emballage [En ligne]. Ottawa : Gouvernement du Canada; 2026 janv. 5 [consulté le 19 mars 2026]. Disponible : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aliments-nutrition/etiquetage-nutritionnel/devant-emballage.html